Les soirées de relations publiques ne sont pas encore montées dans le train du web 2.0. Dans de nombreux cocktails en ville, on est encore souvent dans le simple échange de cartes de visite et les mondanités propres aux réseaux traditionnels. La barrière due à son « rang », à ses responsabilités dans son entreprise est encore très présente.
Difficile de créer le lien, de partager à un même niveau, la verticalité des rapports hiérarchiques traditionnels est là.

Pourtant presque tous les dirigeants et cadres ont des profils LinkedIn ou Viadéo, et se servent de ces plateforme pour élargir leur réseau. Mais l’occasion de changer son regard et son approche de l’autre, à travers ses compétences, son savoir-faire et non son entre-gens, n’est pas saisie.

Il y a un hiatus entre l’ouverture rendue possible par les réseaux sociaux et sa transposition dans les rencontres réelles.

Le web deshinibe par la distance que met l’écran entre nous et notre interlocuteur et les plateformes 2.0 rendent faciles les interactions entre « amis » virtuels. Les pratiques du « like and share » sont intuitives sur Facebook, Twitter, Viadeo, etc.
Sans avoir l’impression de s’engager on participe, on contribue sur le « profil » de ses relations.  Les liens se tissent en ligne.

Et franchir le cap, être capable d’aller vers l’autre avec ces nouveaux codes sociaux, cela n’est pas évident. Continuer la conversation débutée sur le web quelques jours ou quelques semaines plus tôt n’est pas aisé.
Par où commencer ? Doit-on se tutoyer ou se vouvoyer ? Doit-on se serrer la main, ou se faire la bise ? …A trop être « à l’aise » ne risque-t-on pas de se faire rabrouer ?

Dans les soirées BtoB les utilisateurs du web 2.0 sont d’abord les  acteurs des relations publiques 1.0 et ont besoin de temps et d’accompagnement pour se familiariser avec cette nouvelle donne : les relations sociales ne sont plus aussi compartimentées. Les frontières entre relations en ligne et hors ligne sont poreuses et les réseaux sur le net nous rapprochent de personnes qu’on aurait pas réussi à contacter autrement. Ces relations ont une existence à la fois réelle et numérique qu’il faut faire cohabiter.
 

Lire sur Internet Actu : Antonio Casilli : “Le web ne désocialise pas plus qu’il n’hypersocialise, mais il reconfigure notre manière de faire société”
http://www.internetactu.net/2010/09/08/antonio-casilli-le-web-ne-desocialise-…

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