Cela fait plusieurs semaines que l’occasion m’est donnée de témoigner sur les médias sociaux. Pour les entreprises ou pour les CCI, les problématiques changent, les publics aussi.

Pas toujours évident de connaître le public qu’on a en face de soi. Hier soir particulièrement j’ai eu la chance de m’adresser à un public d’entreprises montpelliéraines parfois novices sur le web 2.0 parfois prestataires et conseil TIC au sens large.

Le sujet était volontairement large « Le business sur Internet est-il acessible à tous ? ». Une question qui dépassait le cadre de l’utilisation des médias sociaux. Pourtant, les questions de la salle à la fin du débat étaient orientées sur « comment faire sur les réseaux sociaux ? » ou plutôt « comment faire sur Facebook ? ».
– je suis profession libérale, Facebook est-il fait pour moi ?
– je ne vois pas l’intérêt de la notoriété d’une page Facebook (nombre de fans) ?
– je n’arrive pas à faire déplacer les internautes après qu’ils aient montré de l’intérêt pour un événement sur Facebook
– peut-on avoir une formation pour apprendre à utiliser Facebook ?

Premier constat déjà fait par d’autres sur ce terrain : les entreprises retiennent exclusivement Facebook comme lieu d’échanges et d’opportunités, malgré la diversité des médias sociaux.
Il y a donc un besoin d’ouvrir l’horizon des entreprises en leur proposant des études de cas (positives ou négatives) sur d’autres plateformes, avec des dispositifs digitaux complets, mixant les canaux et les supports. L’accompagnement stratégique est indispensable, mais la sensibilisation et l’évangélisation ont encore de beaux jours devant eux.

La sur-médiatisation de Facebook et le nombre de comptes ouverts a fait croire aux dirigeants que la démarche de recommandation ne pouvait se trouver que sur cette plateforme. C’est un leurre. La communauté est un groupe de personnes qui se définit par l’intrérêt commun qui les rassemble et tous les lieux ne lui correspondent pas. Et pour aller plus loin, une même communauté peut se dire des choses différentes (ton, contenu, etc.) en fonction des lieux d’échange. L’engagement ne sera pas le même en fonction de la disponibilité et l’intérêt de vos lecteurs pour votre message à l’endroit où vous vous adressez à eux.

Deuxième point, le besoin en formation est très important. La demande des entrepreneurs est là, mais les interlocuteurs en capacité de proposer une expertise difficiles à identifier ou peu nombreux à Montpellier et en région. Une seule offre de « formation e-reputation » était présente dans la salle, me semble-t-il, en plus de l’intervenant de Nova Terra à mes côtés.

Troisième aspect, il est difficile pour toute entreprise de comprendre ce que signifie concrètement « animer une communauté » et l’avantage que l’on peut y trouver pour son activité. Celles qui y sont parvenues le doivent à leur propre expérimentation et ont connus des écueils qu’elles ont su dépasser. Les autres ne comprennent pas les mécanismes à l’oeuvre et les leviers (tant sont encore à découvrir d’ailleurs…). Certaines risquent de se décourager si elles ne sont pas ou insuffisamment accompagnées, plutôt que d’investir de la ressource (temps, argent).

Je voudrais ajouter une précison à mon propos sur le ROI d’hier soir.
Si le retour sur investissement ne se calcule pas facilement dans les « relations sociales en ligne » (a-t-on jamais réussi à le faire pour un 4×3 en publicité ?), cela n’empêche pas d’installer des indicateurs de mesure avant-après pour connaître la progression, l’amélioration que l’implication dans les médias sociaux a permis d’obtenir (gain de temps, chiffre d’affaires, fidélisation, etc.).

Donc pour conclure, c’est toujours un peu frustrant de ne pouvoir traiter les sujets que partiellement, quand l’intérêt de l’auditoire existe et que le temps est compté, mais ce type de table ronde est une première entrée en matière nécessaire.
Et heureusement le web permet de prolonger le débat online jusqu’à la prochaine rencontre !

Merci à Gwenaëlle Guerlavais pour la préparation et l’animation de cette table ronde d’Objectif Languedoc-Roussillon et merci à Guilhem Gleizes d’avoir établi le contact qui m’a permis de témoigner de mes « expérimentations » 🙂

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