Cela faisait déjà quelques jours qu’avec Fabien nous vivions au rythme de son blog Saveurs du Tour de France pour en préparer le lancement, avant son départ comme chef du Tour sur l’espace VIP. Quand Alexandra Operto, community manager à Orange, m’invite à rejoindre le sponsor, le temps d’une journée, j’ai accepté immédiatement ! J’étais déjà complètement immergée dans l’événement pour l’animation éditoriale et médias sociaux de Saveurs du Tour (j’y reviendrai dans un autre billet),

Quelle chance de pouvoir en plus suivre la course du Tour de France dans une étape de montagne ! La montagne je l’adore, été comme hiver. J’ai même fait mes études à Grenoble, mais c’est une autre histoire…
Je ne connaissais rien au vélo, et encore moins à la course de la Grande Boucle. Je ne faisais pas partie des téléspectateurs, ou involontairement, lorsqu’un poste était allumé dans la pièce commune, enfant au cours de vacances en VVF.

Comme dirait Damien, je suis plus une vélotaf qu’une sportive. Je n’ai même pas reconnu Charly Mottet lorsqu’il s’est présenté le premier jour….si, si j’avoue, même si je suis encore embarrassée ! 😉

Me voilà donc embarquée le jeudi 21 juillet pour une journée hors du commun. J’ai déjà partagé les photos ici  et les vidéos là de ces magnifiques instants et tweété les informations glanées pendant le trajet. Alexandra a d’ailleurs très bien raconté de son côté sur le blog live, le déroulement de la journée.

Revoici mes quelques tweets de contexte en direct :

 

Allez c parti, je viens de prendre des photos de la caravane du #TDF2011, incroyable les hôtesses st harnachées pr ne pas tomber #tdf2011less than a minute ago via TweetDeck Favorite Retweet Reply

 

baudrier et sangles…protégées contre la vitesse mais aussi contre les incivilités ou imprudences du public parfois un peu emballé #TDF2011less than a minute ago via TweetDeck Favorite Retweet Reply

 

RadioTour c la radio interne du Tour ms pas de relais trop tôt donc la caravane recevra mal pr pas trop donner d’infos aux équipes #TDF2011less than a minute ago via HootSuite Favorite Retweet Reply

 

 

En dehors d’1 décision du présidt de jury le ravitaillemt eau pas avant le km 50. Un coureur consomme 5 à 6 l/jour #TDF2011less than a minute ago via HootSuite Favorite Retweet Reply

 

Il y a 500 lignes téléphoniques déployées chaque jour sur le Tour. Chq journaliste a 100 Mo / journaliste pr envoyer ses images #TDF2011less than a minute ago via HootSuite Favorite Retweet Reply

 

On vient d’apprendre que le ravitaillement est autorisé jq’à 15 km de l’arrivée au lieu de 20. En montée, le km durent + lgtps … #tdf2011less than a minute ago via HootSuite Favorite Retweet Reply

 

Merci à tte l’equipe !RT @lionelfumado: aujourd’hui @aoperto attaque les 3 cols du #tdf avec @marilor dans la voiture @orange bon lacets !!less than a minute ago via HootSuite Favorite Retweet Reply

 

 

Au-delà de ces instants magiques, qui m’ont permis de faire aussi mon baptême en hélicoptère (temps radieux, montagne, course sportive, une vraie chance…), ce que je retiens du Tour c’est une formidable aventure personnelle, humaine et technique.

Présente sur le stand d’Orange quotidiennement pendant 11 jours, j’ai appris l’ambiance du Tour. Cette atmosphère si particulière mêlée de simplicité, de travail acharné et de passion. Vivre à l’intérieur de la grande machine du Tour, c’est se plier à une organisation minutée, des espaces réservés avec des accès spécifiques pour chaque corps de métier, chaque catégorie d’invité, de public. C’est se lever tôt, avant le jour pour finir un article, publier afin de retrouver ses lecteurs les plus matinaux, échanger avant l’ouverture du village sur ce qu’il s’y passera ; pour moi, discuter de gastronomie avec les passionnés.

Partir, le petit-déjeuner pris sur le pouce, préparé par l’hôtel ou la chambre d’hôte qui a eu la gentillesse de chauffer le thé et les croissants avant 6h30, pour faire un repas copieux et reprendre des forces. C’est aussi cela le Tour, passer de lieux en lieux, de rencontres en rencontres, hors course, hors événement dans les temps de repos.
J’ai eu la chance d’être souvent seule dans mes déplacements et mes hébergements, ce qui était davantage le cas des journalistes que des équipes sponsors. Cette liberté m’a parfois isolée, mais aussi enrichit de hasards, comme celui d’être la première cliente d’une chambre d’hôte dans les Pyrénées, avec un couple journalistes allemands.

Le Tour de France vu de l’intérieur, c’est aussi avoir la chance de croiser et discuter avec le personnel qui travaille, comme avec les anciens champions, dans la même simplicité. C’est être accueillie le premier jour par Gallien, la bienveillance tranquille, qui m’a délivré les accès au village départ (epace VIP). Ce séjour m’a  permis de rencontrer Greg et Jérôme qui s’assuraient du bon accueil des invités sur le stand, servaient un précieux café, mais aussi de Cécile chef d’orchestre du Tour pour l’équipe Orange. Puis, m’apercevoir en échangeant avec d’autres métiers présents sur le Tour que nous étions nombreux, de tous les âges,  à venir ici pendant nos vacances, pour le plaisir de l’aventure, en dehors de notre activié professionnelle habituelle. Depuis 5 ans, parfois depuis 25 ans, le Tour a ses habitués aussi dans l’organisation. Ils semblent tous animés de mêmes envies de nomadisme, de sensations fortes sur les routes, de rencontres.

Une aventure qui reprend tous les matins avec ses défis techniques : le montage en 3h à 4h de la totalité des infrastructures nécessaires à la journée de passage dans la ville d’accueil : le village départ, le studio télé (France Télévisions), la salle de presse, les animations, la caravane, le podium, les lignes départ et arrivée, le centre technique de communication,etc. Comme les cirques qui se déplacent et montent leur chapiteau, qu’il pleuve (et il y en a eu beaucoup cette année), qu’il vente ou qu’il neige (on n’est pas passés loin)…des milliers de personnes sont à l’œuvre. 

Dans ma journée d’invitée j’ai également pu visiter la zone technique mise en place pour assurer les relais des médias en direct (TV, radios, web) et les communications téléphoniques en montagne, au Galibier. Le défi était d’autant plus important que l’arrivée se faisait dans le parc naturel du Queyras, une zone protégée. Henri Terreaux, responsable technique Orange pour le Tour de France, qui agit aussi pour le Festival de Cannes, pour le G20, etc. a pris le temps de nous expliquer comment il avait travaillé.

 

 

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